1 novembre 2012

La chaussure, une passion française



▲Affiche et signalétique d'entrée de l'exposition La Chaussure, une passion française
Atelier Richelieu, 60 rue Richelieu, Paris 2e
jusqu'au 4 novembre, de 10 heures à 20 heures (entrée libre)

Cela ne vous aura pas échappé, notre ministre du Redressement productif n'hésite pas à mouiller le maillot pour promouvoir les produits français. C'est encore avec le soutien de son ministère que la Fédération française de la chaussure invite, jusqu'au 4 novembre, les amateurs de chaussures à une rétrospective : La Chaussure, une passion française ; Création et Innovation depuis 150 ans.

▲à g. : Basket à pompon, modèle Matelot, Spring Court, collection 2012
Je me permets de suggérer ce modèle à Monsieur le Ministre pour l'assortir à sa marinière.
à dr. : La Une du Parisien Magazine du vendredi 19 octobre 2012

L'exposition se veut le témoignage d'une passion et d'un savoir-faire, mis en scène autour de collections, documents et pièces anciennes ou modernes, prêtés par le Musée de la Chaussure de Romans et les marques françaises. Toutes les « pointures » de la création française sont présentes, de Roger Vivier – dont la Fédération a acquis la collection en 2011 pour éviter sa dispersion – à Christian Louboutin, en passant par Pierre Hardy, Charles Jourdan et Robert Clergerie... Les créateurs d'hier (François Pinet, André Perugia, Raymond Massaro) côtoient la génération montante (Alix de la Forest, Clotaire, Eugène Riconneau).

▲Chaussure Tintin pour petit enfant, 1965
et sa publicité dans le magazine Elle, 1966
Superbe, intemporelle.
Entre contraintes et tendances, la chaussure d'enfant est un vrai défi.

▲La plus petite pointure, 15, côtoie la plus grande, 50.
Impressionnant contraste, n'est-ce-pas ?

▲Derby cousu Goodyear éclaté, Paraboot, 2012
Il est conseillé de toucher !

▲Mocassin enfant en cuir velours bleu turquoise, 2012
réalisé par Agathe Jouteau, élève à l'Institut Colbert, Cholet
La relève est assurée.

L'objectif affiché est de promouvoir le savoir-faire « made in France » des bottiers, stylistes et fabricants de 1850 à aujourd'hui, des artisans régionaux (sabots, espadrilles, charentaises), des spécialistes des « chaussures de métiers »... Les écoles professionnelles comme le lycée d'Alembert (Paris), le lycée du Dauphiné (Romans-sur-Isère), le lycée de la Mode et l'Institut Colbert (Cholet) ne sont pas oubliées.

Au fil d'une scénographie qui se veut avant tout pédagogique, on découvre des chaussures pour tous les temps, tous les métiers, tous les âges (enfant, senior...) et tous les moments de la vie (sport, intérieur, grand soir, loisirs...).

Si vous voulez tout connaître des principaux procédés de fabrication, manipuler des chaussures (même des Louboutin), faire enfin la différence entre une richelieu et une derby ou une Charles IX et une salomé, toucher des cuirs et peaux (alligator, requin, autruche...), jouer au cireur de chaussures, innover avec les « chaussures vertes », bref, ne plus marcher idiot, cette expo est pour vous.

▲Station de cirage ergonomique Les Cireurs, 2012 (modèle déposé),
design Nicolas Barbet Massin
Pour cirer les pompes, certes, mais avec la grande classe !

▲Charentaise géante, modèle d'exposition
Elle trône dans l'angle La Beauté intérieure,
qui fait le portrait chaussé (de chaussons) des membres de sept familles.
Si la Fédération ne sait pas quoi en faire après l'expo,
j'ai au moins trois chats en liste d'attente...

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